Résumé du marché immobilier de Montréal – Rapport du printemps

marche immobilier de montreal 2019

La ville de Montréal est un marché immobilier très prospère. Les ventes totales ont augmenté de 30,66 %, mois après mois, depuis mars. La maison unifamiliale est le type de propriété qui a connu la plus significative augmentation, avec une hausse de 31,49 %1. De plus, la marge de profit a également augmenté de 5 % pour les unités unifamiliales et de 3 % pour les unités de condo d’année en année2. Montréal est fructueuse. Le marché de la métropole connaît également l’arrivée des investisseurs en provenance de Toronto et d’Ottawa, qui viennent investir dans les nouvelles constructions et les propriétés d’ici. Et le marché n’a pas fini de croître. De plus, la baisse du taux hypothécaire vient contribuer à la force du marché, en agissant positivement au trafic des transactions immobilières. La baisse du nombre d’inscriptions, de 15 % au fil des années3, va également potentiellement mener à l’augmentation des prix de vente et à la multiplication des offres d’achats sur une même propriété. Les vendeurs et les acheteurs devraient rester sur le guet de l’inventaire du marché immobilier et garder un oeil sur les niveaux d’absorption pour les derniers mois de 2019.

Les facteurs qui maintiennent le marché fructueux et qui vont hausser les offres d’achat en 2019 :

1) Le changement de perception de Montréal, la stabilité politique et la baisse du coût de la vie pourraient être un élément clé.
2) L’augmentation du ratio du nombre de ventes par rapport au nombre d’inscriptions. Le faible taux d’inscriptions de propriétés va faire augmenter leur prix.
3) La croissance technologique, le tourisme et l’industrie de la livraison. L’accord entre les États-Unis, le Mexique et le Canada est dorénavant effectif.
4) Le marché de la location est restreint. Le taux d’inoccupation est autour de 1,9 %, avec une augmentation de la demande de 2,2 % par an4.

Le secteur le plus recherché : Centre-ville de Montréal

Étant la destination primeur pour le marché immobilier de luxe, le centre-ville de Montréal attire les jeunes professionnels et les retraités. Les individus fortunés, les acheteurs internationaux et les étudiants universitaires sont attirés par le secteur et son abondance de services à proximité. Le centre-ville est l’arrondissement central des affaires de la ville et un lieu par excellence pour le divertissement, la technologie et la restauration. Les propriétés recherchées comprennent les condominiums, les penthouses, les maisons de ville ainsi qu’une petite sélection de maisons unifamiliales.

Le deuxième secteur le plus recherché : Westmount, Outremont et Mont-Royal

Les familles sont attirées par ces secteurs pour leur proximité du centre-ville, leur important marché du travail et ses universités de prestige. Le voisinage est marqué par l’architecture historique des propriétés, ses grands lots, ses espaces verts, ses parcs, ses écoles et ses rues commerciales. Les propriétés de prestige dans ce marché présentent également une plus grande superficie habitable.

Le troisième secteur le plus recherché : l’Ouest de l’île, au bord de l’eau (West island)

En raison de la dominance des anglophones dans l’arrondissement, l’Ouest de l’île attire les acheteurs par sa proximité des écoles privées, et de renommée. Il y a également une hausse du nombre de familles qui recherchent une propriété dans le secteur, plus particulièrement celles en provenance de la Chine ou d’outre-mer.

Propriété la plus dispendieuse inscrite chez Engel & Volkers: 4299 av. Montrose, Westmount à 7,9$ millions.

RÉCAPITULATIF DU MARCHÉ

L’espace pour les nouvelles constructions est limité, puisque Montréal est une île : par conséquent, le prix des propriétés est à la hausse. Malgré cela, la forte demande locale et internationale persiste et nombreux sont ceux qui désirent y habiter.

Similairement à l’année précédente, la ville de Montréal demeure un marché de vendeurs pour les secteurs mentionnés plus haut. Le marché immobilier de Montréal entame sa saison active au début de janvier, avec une bonne continuité de ses transactions au fil de l’année. Cet été, il est prévu que le marché va continuer sa croissance. La plus grande part du marché international à Montréal est en provenance des pays francophones (1), de la Chine (2) et des États-Unis (3). Le nombre d’acheteurs et de vendeurs reste sensiblement le même que celui de l’année précédente, avec un fort intérêt pour les propriétés luxueuses, technologiques et contemporaines. Avec l’augmentation des prix, les propriétaires investissent dans leur demeure en agrémentant son architecture et son design, afin de rester à jour dans un marché compétitif.

En raison de l’émergence des maisons secondaires, Griffintown, le Sud-Ouest et Mont-Royal, à la jonction de l’autoroute 15 et 40, sont les arrondissements estimés à devenir des secteurs de primeur pour les acheteurs.

Les maisons secondaires sont populaires à Montréal, pour des raisons d’investissement ou de récréation, plus particulièrement celles au bord de l’eau ou près des centres de ski. Les stations touristiques et/ou récréatives vont devoir augmenter leur diversité d’activités en saison chaude, en raison de la saison hivernale qui est de plus en plus courte et en baisse d’abondance de neige.

La région des cantons de l’Est pourrait subir une réduction se situant entre 20 et 30 % d’ici 2050, en raison de la diminution d’abondance de la neige. Toutefois, la région pourrait être profitable autrement5. Le marché de Mont-Tremblant dans les Laurentides persiste toutefois grâce à ses impressionnantes montagnes et à ses propriétés de grand prestige. Plusieurs acheteurs internationaux sont à la recherche de propriétés avec un grand terrain ( 1000 + d’acres) avec l’intention d’éventuellement les transmettre en héritage à leur enfants.

Pour l’instant, la taxe pour les acheteurs internationaux n’est pas appliquée dans le marché de Montréal. Toutefois, la mairesse Valérie Plante propose l’implantation d’une politique fiscale pour les acheteurs étrangers. Malgré que le taux hypothécaire puisse affecter les premiers-acheteurs, cela n’est pas considéré pour les foyers fortunés. Les premiers-acheteurs ont tendance à demander l’aide financière de leurs parents pour l’approbation d’un emprunt hypothécaire et la mise de fonds nécessaire, en raison des régulations gouvernementales.

Les prédictions de régulations et de taxes qui affecteront le marché de Montréal, en 2019 :

- Le gouvernement municipal peut être tenté de mettre en place une taxe de 15 % aux acheteurs étrangers, tout comme il a été observé à Vancouver et Toronto. Cependant, cette taxe semble ne pas convenir au marché de Montréal, car les acheteurs internationaux ne sont pas simplement intéressés à y posséder une propriété, à y investir ou à y placer son argent en dehors du pays. Ces acheteurs désirent réellement habiter à Montréal, à long-terme.


1 APCIQ – Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec, Février et mars 2019
2 APCIQ – Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec, Mars 2019
3 APCIQ – Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec, Mars 2019
4 SCHL – Société canadienne d’hypothèques et de logement – Rapport de location se terminant fin 2018
5 Gosselin, J. (2019, 25 février). Le domaine skiable des Cantons-de-l’Est en baisse de 20 à 30% d’ici 2050 | Janie Gosselin | Climat. Extrait de:
https://www.lapresse.ca/environnement/climat/201902/25/01-5215971-le-domaine-skiable-des-cantons-de-lest-en-b aisse-de-20-a-30-dici-2050.php


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