Condo Montreal – Le retour à la Ville

Basé sur le texte de AUBIN HENRY, La Gazette du 4 Juin 2011

Que sera la région Métropolitaine du futur ?

Voici un résumé des  théories à ce sujet de Ken Greenberg urbaniste et architecte de renom.

La région centrale du Centre-Ville et ses zones résidentielles. L’étalement urbain vers les banlieues c’est fini !

Malgré toutes les tours à condos du Centre-Ville et les quartiers populaire; on assiste au dernier souffle des banlieues

« Ce que nous voyons maintenant, il l’indique, est dernier tour de piste de l’étalement. « Les germes de sa destruction sont déjà évidents. Les personnes âgées avec des moyens et des jeunes sans attaches sont déjà en mouvement vers les villes, dit-il. Le vieillissement du baby-boom et l’augmentation du coût du gaz permettra d’accélérer la tendance. »

Les autorités doivent cependant:

- Rendre la vie urbaine meilleure pour les personnes âgées.

- Développement commercial à distance de marche

- Peits Condos pour les jeunes célibataires et les couples. Les retraités veulent de plus grandes unités, ils passent plus de temps à la maison.

- Un deuxième défi consiste à rendre la ville plus accueillante pour les familles. Eux aussi auront besoin de plus grandes unités. Ils vont aussi besoin de plus d’écoles – et de meilleurs – à distance de marche, des terrains de soccer et plus et d’autres installations récréatives.

« Le coût pour la société (pour les nouvelles infrastructures en banlieue) dépasse de loin le réinvestissement dans des endroits plus denses»

- le gouvernement à tous les niveaux doit mettre fin à la suprématie du «complexe de banlieue industrielle »

Selon l’urbaniste, Pamela Blais:

« Beaucoup de subventions rendre artificiellement bon marché la banlieue sous forme de « dons des contribuables provinciaux » comme les routes, les trains de banlieue, les stations d’épuration, des écoles, des cégeps et des branches universitaires.
Un taux uniforme de la tarification, par exemple, signifie que les personnes vivant dans des quartiers densément peuplés subventionnent les plus coûteux en banlieue sous forme de livraison à domicile comme l’électricité, l’eau, le gaz naturel, le téléphone, la collecte des ordures et le déneigement.
«Vivre dans une grande maison, ou sur un grand terrain, ou loin des services abordables pour la société est un choix personnel», écrit-elle. «Comme société, nous ne subventionnons pas d’autres choix personnels. »  Pourquoi alors la société doit subventionner le nouveau domicile d’une personne près d’un champ de maïs?
Lire en détail: # http://www.montrealgazette.com/business/encourage+growing+back+city+trend/4892271/story.html ixzz1OJwGhz8E

Comment la ville vieillira-t-elle?

Vieillissement de la population, urbanisme et culture

ARTICLE VOIR – 21 avril 2011 – Raymond Poirier

Selon Daniel Gill, les écoquartiers comme la Cité verte dans Saint-Sacrement (en chantier sur la photo) devront être pensés pour une clientèle âgée plutôt que pour les jeunes familles.

Quelles répercussions le vieillissement de la population aura-t-il sur la ville? Verra-t-on de plus en plus de tours à condos apparaître? Ou le changement sera-t-il culturel plutôt que structurel? Regard sur une question épineuse et sur sa réponse tout en gris.

À quel point le vieillissement de la population aura-t-il une influence sur l’urbanisme? Selon Carole Després, directrice du Centre de recherche en aménagement et développement et professeure à l’École d’architecture de l’Université Laval, les changements ne seront pas majeurs. Pas de grande révolution. « Les gens veulent d’abord vieillir à domicile. Il faut s’enlever de la tête qu’il y aura des changements fondamentaux. En fait, ce n’est pas l’âge qui fait qu’on déménage, c’est l’état de santé. » Donc, les gens sont bien où ils sont et c’est là qu’ils souhaitent commencer leur retraite. En général, bien entendu. « On ne peut pas mettre toutes les personnes âgées dans le même panier! Il y a autant de personnalités qu’il y a de personnes âgées et, comme chez les jeunes, il y en a certaines chez qui la fibre urbaine est forte et qui seront attirées par la ville », poursuit-elle. Selon ses recherches, une personne sur 10 se dirigerait, à la retraite, vers le centre-ville. « C’est suffisant pour créer un marché. »

Selon Daniel Gill, chercheur à l’Observatoire SITQ du développement urbain et immobilier et professeur à la faculté d’aménagement de l’Université de Montréal, cette vague potentielle de retours aura tout de même un effet marqué sur l’urbanisme. « En vieillissant, les gens quittent leurs maisons unifamiliales et migrent vers des formules d’habitation plus denses. » Plus de copropriétés, donc. Plus de tours. « Ailleurs, on voit même arriver des formules locatives de type hôtel ou resort. Ces propositions feront leur chemin jusqu’ici. » Qu’en est-il des écoquartiers, destinés aux jeunes familles? Ils devront plutôt être pensés pour les besoins d’une clientèle plus âgée, la plus susceptible d’y habiter, répond d’emblée Daniel Gill. « Ce n’est pas le cas en Europe, où les jeunes familles s’y installent, mais là-bas, la culture et les habitudes de vie sont plutôt différentes. »

De plus, cette migration aura un effet sur le marché immobilier: « Il y aura plus de gens qui quitteront les banlieues éloignées que de gens qui s’y installeront. En fait, dans une quinzaine d’années, à Québec, le marché sera très ralenti: en banlieue, le départ d’une partie des baby-boomers créera un déséquilibre », note M. Gill. Résultat? On risque bien d’assister à une densification de la ville. « Une belle occasion de corriger les erreurs commises en ce qui a trait à l’étalement urbain. »

Changement culturel

Cela dit, le principal changement qu’on devra appréhender avec le vieillissement de la population ne résidera pas dans la structure des villes, mais plutôt dans leur culture. « Par exemple, le milieu théâtral, qui vise des clientèles plus âgées, devra s’adapter à une demande croissante pour des pièces en après-midi. Les cinémas, eux, devront penser à offrir des projections le matin », évalue Daniel Gill. « Il faudra repenser la manière dont on utilise l’espace à travers le temps, peut-être repenser la programmation des activités dans une ville », ajoute Carole Després.

Et pour répondre aux besoins de la population, qu’elle se soit installée au centre-ville ou qu’elle soit restée en banlieue de première ou deuxième couronne, voire au-delà, il faudra accentuer l’offre de services. La garder accessible. Plutôt que d’avoir seulement un centre-ville, des centres secondaires, à l’image de Sainte-Foy, se développeront, selon Mme Després. « Il ne s’agit pas nécessairement d’envisager de grands changements, mais de s’assurer que l’urbanisme s’adapte afin de bien servir les gens. »

http://www.voir.ca/publishing/article.aspx?zone=2&section=25&article=76567

Retour à Montréal

Lysiane Gagnon, La Presse, Publié le 11 juin 2011

Le phénomène de l’étalement urbain tire à sa fin, disait récemment Ken Greenberg, un urbaniste torontois renommé, à Henry Aubin, l’infatigable chroniqueur municipal de la Gazette.

S’il dit vrai, c’est une bonne nouvelle. L’avenir de Montréal – et aussi du Montréal français – dépend en effet du retour de la classe moyenne francophone dans la métropole qu’elle a abandonnée aux très riches, aux très pauvres, aux anglophones et aux immigrants.

Mais attention, même si le vieillissement des baby-boomers et la hausse du prix de l’essence sont autant de facteurs encourageant le retour à la ville, il y a des prérequis, prévient M. Greenberg.

Pour attirer davantage d’«empty-nesters» (les parents dont les enfants se sont envolés), il faut des condos plus grands que ceux qu’offre le marché. Les gens âgés, surtout s’ils ont vécu dans un grand bungalow, veulent de l’espace, parce qu’ils passent plus de temps à la maison. Un petit séjour tenant lieu de salon, de salle à manger, de salle familiale et de bureau ne fera pas l’affaire.

Les gens âgés veulent aussi des services de proximité où ils pourront aller à pied. Les familiers de Paris savent à quel point la vie quotidienne est plus facile quand on habite tout près des commerces, et qu’il suffit de faire quelques pas pour acheter son pain, son poisson ou ses fruits.

Chaque quartier, à l’intérieur de chaque arrondissement de Paris, contient toute la gamme des services de proximité, de la blanchisserie au cordonnier en passant par les commerces de bouche et les petits supermarchés. Bien sûr, c’est un atout qui s’est construit sur des siècles et sur des habitudes de vie – quand le Paris moderne s’est bâti, dans la dernière moitié du XIXe siècle, les Parisiens n’avaient pas d’auto.

Hélas, Montréal ne compte que quelques quartiers qui bénéficient de la proximité de rues commerçantes chaleureuses et bien équipées (on pense notamment aux rues Laurier, Mont-Royal, Monkland, Bernard ou Greene). C’est d’ailleurs pourquoi les logements qui les avoisinent sont si chers.

Montréal ne doit pas devenir une ville de vieux. Aussi, la priorité est-elle d’y faire revenir les jeunes familles que le coût des logements a fait émigrer en banlieue. Elles aussi ont besoin de «maisons de ville» (town houses) ou de condos plus grands. Elles ont besoin d’installations récréatives, de parcs, d’écoles de proximité (et de meilleure qualité, spécifie M. Greenberg). Gros programme…

Au lieu de s’enfarger dans toutes sortes de projets ruineux ou superflus, l’administration municipale devrait se donner comme priorité absolue l’élaboration, en concertation avec l’entreprise privée, d’une politique visant à produire un cadre de vie fonctionnel pour les jeunes familles, quitte à ce que des incitatifs financiers encouragent la construction de maisons de ville financièrement accessibles et la transformation d’immeubles locatifs en coopératives.

Les arrondissements serviraient au moins à quelque chose s’ils se donnaient comme priorité de favoriser l’éclosion de ces petits commerces de proximité qui sont le fondement même d’une vie de quartier agréable. Hélas, c’est souvent le contraire qui se passe, comme dans le Plateau, où une bande de dogmatiques multiplie les mesures susceptibles de faire fuir les commerçants.

C’est moins l’argent que la volonté politique qui manque, car nos gouvernements ont toujours l’air d’avoir assez d’argent quand il s’agit de flatter des électorats locaux, comme le démontre la trouble histoire du Colisée de Québec. Si l’on a assez d’argent pour faire de pareils cadeaux à un empire financier qui n’aura de comptes à rendre à personne, on en a sûrement pour sauvegarder l’avenir de Montréal, non? N’est-ce pas là une question aussi importante que le retour aléatoire d’une équipe de hockey à Québec?

http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/lysiane-gagnon/201106/10/01-4408057-retour-a-montreal.php

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