Marché immobilier à Montréal en 2012

 

Extraits d’une entrevue réalisée en août 2012, entre le courtier immobilier Patrice Groleau, propriétaire de l’agence immobilière McGill immobilier, spécialiste du condo à Montréal et des journalistes internationaux sur la situation de l’immobilier et du condo à Montréal. McGill immobilier est la plus grande agence immobilière au Québec spécialisée dans la vente et mise en marché de projets immobiliers de condos à Montréal.

Impact d’un référendum sur l’immobilier et les condos de Montréal?

 

C’est la question que tout le monde me pose actuellement. Ma théorie sur le sujet c’est qu’il n’y pas vraiment de bonne ou de mauvaise réponse. Il faut comprendre que l’immobilier est relié à la richesse collective, à la vigueur de l’économie. Donc, si un référendum améliore cette vigueur économique et cette richesse collective, l’immobilier devrait suivre à la hausse mais de la même façon; si un référendum ou le fait de devenir une nation nous appauvrit collectivement et réduit la force de notre économie, le domaine de l’immobilier devrait subir les mêmes contrecoups, la même baisse.

 

Est-ce qu’il y a trop de condos à Montréal?

 

La question à laquelle que tout le monde aimerait répondre. Ecoutez, je vais vous donner ma théorie sur le sujet. Y a–t-il trop de condos à Montréal? Dans une certaine mesure, oui, mais il faut expliquer les nuances. Il faut comprendre que aujourd’hui Montréal connaît une vigueur du marché immobilier, plus particulièrement du condo. C’est du jamais vu. Ce que ceci fait évidemment quand on est dans un boom ainsi, il y a beaucoup de gens qui veulent bénéficier de ce boom. Ce qui arrive, c’est que des gens s’improvisent contracteurs, s’improvisent promoteurs. Aujourd’hui c’est tout une « game » de marketing. C’est une « game » de qualité d’équipe de ventes, d’architectes, et tout ça. Les petits promoteurs ont beaucoup de difficultés a bien s’entouré. Ma théorie c’est que les gros joueurs vont devenir encore plus gros. Pourquoi? Ce sont eux qui ont de l’argent, qu’ils sont capable de se faire financer. Ce sont eux qui ont les contracteurs de qualité, ce sont eux qui seront capable de suivre les hausses fulgurantes des prix au niveau du marketing, de la publicité, donc évidemment c’est certain, moi je crois sincèrement qu’il y aura des projets qui verront pas le jour, des projets qui vont faire faillite, mais encore la est-ce que le marché va être inonder de condos? Je ne croirais pas. Evidemment au Québec, plus particulièrement à Montréal, le financement rentre très très tard dans les projets, quand les projets sont très très avancés au niveau de la vélocité des ventes donc évidemment, si ça ne se vend pas, ça ne se construit pas. Donc je ne crois pas que le marché va être inondé d’une quantité de condos mais les gens doivent bien choisir le promoteur, bien choisir les projets, des projets biens situés, de qualité, et à ce moment, c’est certain que ces projets vont voir le jour. Ils se vendent très très bien. Le marché est toujours sain. Montréal le connaît définitivement ses heures de gloires au niveau de la copropriété.

 

Est-ce que le prix des condos va baisser à Montréal?

 

Personnellement, je ne crois pas à la baisse des prix au niveau de l’immobilier, plus précisément au niveau du condo à Montréal. Ça fait des années que j’entends plusieurs journalistes, des économistes qui en parlent. A les entendre ça serait déjà 20 ans de baisse. C’est certain que la hausse fulgurante des prix des condos est terminée. Pour la prochaine année, je prévois une hausse pratiquement nulle ou une hausse reliée au cout de la vie. Mais personnellement je crois vraiment que le marché va s’auto régulariser. Les promoteurs, les petits promoteurs qui ne seront pas capable d’atteindre un certain pourcentage de préventes vont tout simplement abandonner. Les promoteurs qui avaient des phases subséquentes vont les retarder. Donc évidemment c’est une question d’offres et de demandes. La demande est encore là, et si l’offre est ajustée en conséquence il n’y a aucune raison pour que les prix ne se maintiennent pas. Il faut que comprendre encore une fois que Montréal, c’est une réalité en soi, Montréal est une île, Montréal c’est un gros Manhattan. Il y une rareté naturelle du fait qu’il y a une limitation au niveau des terrains. Les usines désaffectées, les terrains verts, en périphérie immédiate du centre-ville sont à peu près nuls. Moi, je considère que le marché Montréalais est peut-être le plus sain, au Canada actuellement, voire même en Amérique du Nord, donc comme québécois, c’est des excellentes nouvelles. C’est encore le temps d’investir en immobilier, il faut juste être plus sélectif dans les projets dans lesquelles on veut investir aujourd’hui.

 

 



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