McGill immobilier Condo Montreal

McGill Immobilier en plein essor

Articles en vedette, Nouvelles avr 12, 2012

Par Valérie Vézina

Source : http://www.remenligne.com/?p=615

Condo Montreal

Décembre 2011. Patrice Groleau et Debby Doktorczyk sont en vacances et tous deux seront de retour le même jour, annoncent leurs boîtes vocales. «Nos premières vacances ensemble en deux ans et demi !» lance Debby Doktorczyk quelques jours plus tard, dans la salle de réunion vitrée de McGill Immobilier.

Ces deux Québécois formaient un couple avant de lancer cette agence immobilière, en 2006.

McGill Immobilier se spécialise dans la vente de projets neufs sur plan. «On a un modèle d’affaires qui est différent (des autres agences), précise le propriétaire, Groleau. Nous, on ne vise pas à agrandir notre équipe et à avoir 200 agents. On ne veut pas gérer du personnel toute la journée ».

McGill Immobilier (www.mcgillimmobilier.com) représente 20 promoteurs immobiliers dans le Grand Montréal. Ceux-ci font appel aux services de sa trentaine de courtiers pour vendre leurs ensembles résidentiels. Souvent il s’agit d’immeubles industriels transformés en copropriétés, comme le Nordelec dans le quartier en plein essor du Sud-Ouest de Montréal, près du canal Lachine. Un projet de 600 unités d’Elad Canada.

McGill Immobilier est présente dans différents quartiers montréalais. Cela dit, son secteur primaire demeure le Vieux-Montréal, comme en témoigne l’un de ses plus récents mandats : il s’agit de BANK, un lotissement prestigieux planté rue Saint-Jacques, dans l’ancien cœur financier de la ville. L’édifice de 1907 conservera sa façade néoclassique et abritera 43 unités d’habitation, construites par Pur Immobilia.

Tout a commencé avec un loft tout neuf que Doktorczyk avait transformé. Formée en design d’intérieur, la jeune femme avait fait tomber des murs et choisi des matériaux différents de ceux proposés par le constructeur. Les compliments de visiteurs avaient afflué. Si bien qu’elle s’est dit qu’il devait y avoir un filon là.

Le mot «filon» n’est pas choisi au hasard puisque cette belge d’origine provient d’une famille de prospecteurs de diamants (sa mère tenait jadis boutique à Anvers) et elle-même est propriétaire d’une société de distribution de diamants. Doktorczyk possédait la fibre entrepreneuriale qu’il fallait pour se lancer dans la rénovation et la vente de logements. Ce qu’elle fit dès 1999.

Après ce premier loft, il y eut un duplex, un triplex, puis des multiplex. Elle voyait au design des logis et gérait les chantiers.

À l’époque Groleau travaillait à temps plein en finance ; malgré le confort matériel et les défis que lui offrait son job, il lui manquait quelque chose. Quelque chose de l’ordre de la passion. « Just quit ! », lui aurait répondu sa compagne…

Dans les locaux hauts de plafond de leur «bébé», les yeux pers de Doktorczyk, 39 ans, dégagent une confiance tranquille. En 12 ans, elle est devenue présidente d’une entreprise en plein essor et mère de trois enfants. D’ailleurs c’est pour fonder une famille que son conjoint a complété une formation de courtier quelques années après elle et qu’ils se sont adjoint la collaboration d’autres courtiers par la suite, «pour pouvoir être remplacés», dit Groleau, 34 ans.

Mais voilà : les différents courtiers avec qui ils travaillaient à leurs débuts étaient «corrects, sans plus. Nous, on s’est dit qu’on serait capables de faire mieux», raconte Groleau.

En septembre 2006 naissait McGill Immobilier, représentée par un joli logo de facture contemporaine (gris et blanc avec une touche de rouge).

Et qui a accouché de ce joli logo ?

«C’est l’amie d’un ami», répond Groleau. À ce moment-là et plus d’une fois durant son entretien avec REM, il reviendra sur l’importance de leur réseau familial et amical pour expliquer leurs premiers succès.

Ainsi l’un de ses amis, Philippe Boisclair, frère d’André Boisclair (ancien chef du Parti Québécois) était l’un des coassociés de Développement McGill. C’est devenu leur premier client corporatif.

Les bureaux de Dev McGill jouxtent ceux de McGill Immobilier dans un secteur du Vieux-Montréal qui s’est littéralement métamorphosé au cours des dernières années et où s’activent toujours des grues. Au départ l’entreprise avait pignon sur la rue McGill – d’où ce nom, qui tire profit de la notoriété de l’institution universitaire éponyme.

Les deux fondateurs consacrent désormais plus de temps à la consultation auprès de leurs clients. Il peut s’écouler plusieurs mois avant la construction d’un bureau des ventes, dit Doktorczyk.

Entre autres tâches elle s’occupe de planifier le bon «unit mix», c’est-à-dire le pourcentage de copropriétés d’un chambre par rapport à celui deux chambres dans un lotissement, par exemple. Elle est plus versée dans la construction résidentielle proprement dite. Elle côtoie les architectes.

Lui se spécialise dans la vente et la promotion. Tel projet sera pour jeunes francophones branchés, tel autre destiné aux retraités anglophones de NDG, etc. La gestion de risques est un autre aspect du travail qui plaît particulièrement à Groleau, qui détient plusieurs diplômes dont une licence en gestion de risque de l’Université du Québec à Montréal, d’après son profil publié en ligne.

Ils ont déjà refusé de travailler pour certains promoteurs, disent-ils, dont une fois parce que le projet était trop volumineux et qu’ils avaient peur d’y perdre leur chemise. Leur plus grand défi a été de ne pas s’emballer, de croître à un rythme qu’ils seraient capables de gérer.

Groleau affirme recevoir de nombreux CV de courtiers intéressés à travailler pour leur agence «différente».

La proposition semble alléchante sur papier : des condos généralement bien situés, de vieux quartiers en forte demande, des promoteurs établis…

Mais attention, ne vend pas du neuf qui veut.

«La vente sur plan est ce qu’il y a de plus difficile en immobilier», estime le président de McGill Immobilier. C’est de la vente «pure». Il faut être capable de conclure les transactions sur-le-champ.

«En revente, renchérit Doktorczyk, c’est 75% de fait si le client a un coup de cœur pour la propriété.»

Chaque courtier nouvellement recruté doit s’astreindre à une formation de trois mois à l’interne. Ensuite, il doit «performer» (sic). Quatre ou cinq agents ont été remerciés ces derniers mois faute de ratios convaincants, révèle le duo.

Ingrédients du succès: Des quartiers en demande. Un réseau social solide. Un bon capital de sympathie auprès des courtiers. Et quoi encore ?

Notre capacité d’adaptation, répond Groleau. Persuasif, ce fils d’un vendeur de voitures usagées n’est pas «gêné» de revoir ses clients «une fois qu’ils ont acheté le produit», dit-il, fier comme un coq.

McGill Immobilier est venue combler un besoin dans le marché.

Il y a aussi le fait qu’elle est arrivée à un moment de forte hausse des prix sur l’île. Mais à la différence de Vancouver ou de Toronto, il y a peu de gros investisseurs ici, font-ils remarquer. Peu ou pas de fonds d’investissements pour acheter un lot de propriétés d’un coup, illustrent-ils.

Ont-ils des conseils à donner à qui voudraient les imiter ? Tout à coup ils sont moins loquaces.



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