Salaire Courtier Immobilier – Salaire moyen des courtiers immobiliers au Québec… OUCH!

Salaire moyen des courtiers immobiliers au Québec… OUCH!

En effet on est loin de la perception populaire…

Salaire Courtier Immobilier

Le prix médian des propriétés au Québec s’élève à 218 000 $, selon les statistiques de www.ciq.qc.ca pour 2011. En considérant une moyenne du taux de rétribution d’environ 4,5 %, on constate, en comptabilisant le nombre de transactions annuelles divisé par le nombre de courtiers immobiliers inscrits, que le salaire annuel moyen d’un courtier immobilier serait autour de seulement 40 000$ (voir le calcul ci-dessous).

• 77 258 transactions (résidentielles 2011) divisé par 18 828 courtiers immobiliers (2011) = 4,1 transactions par courtier

• 218 000 $ (valeur médiane 2011) x 4,5 % = 9810 $

• 9810 $ x 4,1 transactions/an = 40 221$

MOINS TOUS LES FRAIS DE LICENCE, FRAIS PUBLICITÉ & MARKETING, FRAIS TRANSACTION, FRAIS AGENCE, FRAIS TRANSPORT, ETC…

(*Statistiques provenant de www.oaciq.com et www.ciq.qc.ca)

Avec pour base actuelle, un paiement aux résultats plutôt qu’à l’acte, comme la majorité des professions, le courtier immobilier fait figure de parent pauvre surtout lorsqu’on réalise qu’il s’agit d’un des principaux experts impliqués dans l’une des actions les plus importantes dans la vie d’un individu.

C’est d’autant plus vrai que ces données statistiques confirment plus que jamais le constat du surplus de courtiers au Québec. L’étude réalisée en 2003 démontrait en effet qu’il y avait 54,3 % trop de courtiers à cette époque, alors que l’on ne comptait que 10 560 courtiers inscrits à l’OACIQ. Les chiffres démontrent que le nombre de transactions réalisées au Québec n’a pas connu une hausse aussi explosive que celle du nombre de courtiers (70 %, soit de 10 560 à 18 828).

Les courtiers immobiliers sont-ils trop payés?

Le courtier doit avancer temps et argent dans l’espoir que la vente de la maison de son client le remboursera de son investissement.

Si aucune vente ne se concrétise, ces nombreuses heures et ces quelques milliers de dollars en publicité s’évaporeront dans le mirage immobilier.

On se garde bien de le souligner publiquement , l’infidélité de certains consommateurs, vendeurs ou acheteurs, coûte également très cher aux courtiers immobiliers, qui sont bien plus souvent floués par le consommateur que le contraire.

Le mythe entretenu par les franchiseurs à l’effet qu’on fait de l’argent comme de l’eau en immobilier est à dénoncer au plus vite.

On est loin de l’Eldorado promis par les franchiseurs. Dans les circonstances, on peut comprendre facilement que les courtiers aient déclaré d’un seul souffle qu’ils n’étaient pas trop payés pour leurs services. Au fait de tous ces éléments, les franchiseurs qui exploitent des « plex à courtiers » maintiennent une indifférence totale.

Ils sont davantage intéressés à recruter de nouveaux courtiers qui leur verseront des loyers très élevés qu’ils vendent ou non.

Tout service professionnel de qualité a son prix. Lorsqu’on sait que la propriété constitue parfois l’essentiel du patrimoine familial, il est primordial de le protéger. C’est le rôle du courtier immobilier professionnel.

http://affaires.lapresse.ca/economie/200901/06/01-678403-les-agents-immobiliers-sont-ils-trop-payes.php

Basé sur des extraits d’entrevue de La Presse avec Monsieur Yvon Poirier, courtier immobilier agréé

http://www.yvonpoirier.com/blogue/actualites/les-agents-immobiliers-sont-ils-trop-payes.htm

 

Le salaire du propriétaire qui vend par lui-même…

Le délai moyen de vente d’un courtier immobilier est de 90 jours, beaucoup plus long pour un particulier qui vend par lui-même donc utilisons 120 jours…

2 premières semaines

Vous consacrez 20 heures à la préparation de votre dossier. Vous réunissez les documents et les photos de votre propriété et vous en prenez les mesures. Vous préparez et photocopiez des fiches d’information à l’intention des visiteurs, faites l’acquisition d’une pancarte de bon goût, et inscrivez, pour 1000 $, votre propriété sur un site internet spécialisé.

Vous faites établir la valeur marchande de votre propriété par un évaluateur agréé, au prix de 550 $. Enfin, bien sûr, vous investirez 850 $ dans les judicieux conseils et le soutien d’un notaire.

«Le rapport de l’évaluateur, écrit et argumenté, établit à 250 000 $ la valeur de votre propriété et vous décidez, comme tout bon vendeur, d’annoncer un prix de 275 000 $»

Quinze semaines suivantes

Durant chacune des quinze semaines suivantes, vous poursuivez sans faillir votre quête d’un acheteur, à raison d’un investissement de six heures par semaine.

Vous recevez les appels téléphoniques, transmettez l’information par télécopieur et courriel, et organisez les visites libres du dimanche après-midi. Celles-ci auront été annoncées dans l’édition du samedi d’un quotidien connu, au tarif de 60 $ par semaine.

17e et 18e semaines

Vos efforts trouvent leur juste récompense dans la 17e semaine de votre épreuve, alors que vous recevez ? dans l’allégresse ? une offre d’achat.

Avec l’aide d’un conseiller ? « en l’occurrence votre notaire », dont les honoraires s’élèvent à 300 $, vous rédigez une contre-offre. Par bonheur, elle est négociée et acceptée précisément à la valeur marchande établie pour votre propriété, soit 250 000 $.

Vous avez consacré 20 heures à ces démarches.

Les frais et les honoraires que vous avez encourus totalisent environ 4000 $. La commission d’un courtier immobilier (4,5 %) et les taxes qui s’y appliquent se seraient élevées à 12 818 $. Si on en déduit les honoraires et les frais que vous avez engagés, vous économisez un peu plus de 8818$, pour 130 heures de travail.

Mais vous devez prendre en compte votre salaire horaire. En effet, si vous perdez des heures travaillées et en plus à temps et demi, ils faut déduire cette perte de revenus aussi!

Bien sûr, il faut être prêt à y mettre le temps. On pose dans ce calcul l’hypothèse qu’ON A VENDU, DANS LE DÉLAI  et qu’on obtient pour sa maison LE MÊME PRIX que si on était conseillé par un courtier compétent.

Il y aura toujours des gens qui ne font pas appel à un avocat pour se défendre, à un fiscaliste pour leurs impôts, à un peintre pour peinturer, à un paysagiste pour couper le gazon, etc.

NE JAMAIS OUBLIÉ QU’UN COURTIER FAIT SOUVENT CE TRAVAIL GRATUITEMENT SI AUCUNE VENTE N’EST CONCLUS DURANT LE MANDAT !



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